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Richard Laillier Scénographe

Autodidacte né en 1961, il rencontre en 1977 le musicien Michel Sikiotakis avec lequel il jouera jusqu’en 1982. il commence à peindre puis à photographier - première exposition personnelle en 1986 au Théâtre du Ranelagh où sa grand-mère avait été ouvreuse et parution en juin 1990 d’un press-book dans Photo Magazine, série de portraits d’ami(e)s comédiens et comédiennes aux corps et visages peints puis intégrés dans des oeuvres peintes sur papier. Toujours en 1990, la rencontre avec Jean-Paul Girard lui fait découvrir le dessin. Le 15 mai 1991, effaçant à la gomme un trait de mine de pierre noire malencontreux, il réalise son premier dessin avec ce médium qu’il ne quittera plus, recherchant dans le noir la lumière des corps. Après une longue collaboration avec les galeries Koralewski à Paris et Fred Lanzenberg à Bruxelles, ses dessins sont maintenant représentés par la Galerie Guigon - Paris, la Galleria del Leone - Venise et Rome, et Fadi Mogabgab - Beyrouth ; son travail en dessin exclusivement axé sur le corps humain - et quelques incartades animalières - s’est développé depuis 2003 en un ensemble de séries et de textes, Le Théorème de l’Assassinat, qui trouvera son aboutissement par la présentation en novembre 2008 de l’exposition Reliques à la galerie Guigon.

Parallèlement au dessin, il étudie la machinerie de théâtre et, après avoir travaillé comme accessoiriste puis machiniste notamment au Théâtre de La Ville et au Théâtre du Châtelet il intègre en 1995 la machinerie de l’Opéra National de Paris. A la suite d’une première scénographie à Nancy en 1993 au Théâtre de Lillebonne, il est contacté par le metteur en scène David Géry pour lequel il signe la création graphique et la création machinerie du Britannicus. En 1994 les éditions Jean-Pierre Faur publient Noires, recueil sans texte de dessins pornographiques. En 1997 il rencontre Marti Hohman et participe par des entretiens à sa Thèse d’État, à l’Université de Harvard : When she was bad : a study of Sex-Positive Pornographies. De 1993 à 2008 il collabore aux créations théâtrales de Sabine Larivière en tant que scénographe. En 2005 et 2006 intervient en tant que plasticien et dessinateur aux deux derniers défilés des collections hommes de la marque 0044, puis en 2007 crée avec le Styliste S. Shimamura un ensemble de dessins pour le défilé Paradise Lost d’après le poéme de John Milton. La même année il réalise 17 dessins pour le tirage de tête de Punir de Rodrigue Marques de Souza aux éditions Fissiles et est invité à participer à une conférence dans le cadre du Premier Salon du Dessin Contemporain de Paris.

Après plusieurs scénographies pour des spectacles jeune public, la Maison du Théâtre et de la Danse d’Epinay sur Seine lui commande 6 installations, une performance et une exposition pour la saison 2008-2009 auxquelles viendront s’ajouter l’étude pour une scénographie du Tartuffe pour la saison suivante. En 2005, avec Isabelle Horovitz et le cinéaste Pascal Aubier, il réalise deux installations sous le nom collectif d’Arthur Mille. En 2007 il monte toujours avec Isabelle Horovitz et Pascal Fleury Quelque Chose de L’Enfer, pièce pour 2 danseurs d’après la Comedia et la Vita Nuova de Dante. Continuant ses recherches en performances, il présente en avril 2008 Voix de Tête et Alice des Deux Côtés du Miroir à la Galerie Kennory-Kim puis en septembre, il écrit avec l’écrivain et dramaturge Pierre-Antoine Villemaine Détracement qui sera présenté à la Maison de L’Autre - Usine Anis Gras à Arcueil. Ne délaissant jamais le dessin, il a été notamment convié pendant l’été 2010 à un hommage à Alfred Kubin à l’Abbaye d’Auberive et prépare actuellement sa prochaine exposition personnelle à la Galerie Guigon. En 2010 il conçoit Autour de Narcisse performance pour 2 danseurs, en octobre Philippe Decouflé l’invite à collaborer à la création de la pièce Octopus.

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